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Sommes-nous prêts à vivre dans une smart city ?

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Urbanisation, ère des technologies de l’information, développement de l’internet des objets… La ville de demain devra-t-elle être « smart » ?

Le concept de « smart city », ville intelligente ou même connectée, est apparu il y a une dizaine d’années, et illustre l’impact de la transition numérique sur les villes et les territoires. Ainsi, en 2017, plus de 600 villes avaient mis en place des solutions connectées à travers le monde.

Alors, concept à la mode ou véritable modèle d’avenir ?

Qu’est-ce qu’une smart city ?

Avez-vous remarqué qu’il est très difficile de trouver une définition universelle de ce qu’est une « smart city » ? En réalité, il existe autant de définitions que d’initiatives et d’acteurs. Cela s’explique aisément : chaque agglomération rencontre ses propres enjeux et chaque projet de ville intelligente répond à des défis différents.

L’objectif global d’une smart city est de rendre la ville plus fluide, plus efficace et donc plus agréable à vivre pour les citoyens. Ainsi, les nouvelles technologies numériques sont mises à profit pour optimiser son fonctionnement et :

  • améliorer la fluidité du trafic routier 
  • favoriser une meilleure gestion du stationnement
  • veiller à la qualité de l’air
  • optimiser la distribution des ressources (eau, électricité…)
  • gérer l’éclairage public

Si, sur le papier, ces solutions innovantes sont attractives, en pratique, le concept de smart city suscite parfois la méfiance.

3 idées reçues sur les smart cities

1/ C’est un concept marketing pour vendre de la technologie : on ne s’inquiète pas de savoir si cela sera utile ou non

Cette question de la pertinence des solutions développées a été particulièrement posée aux villes pionnières. En effet, certains services proposés étaient en totale inadéquation par rapport aux réels besoins des territoires. Toutefois, les choses se sont grandement améliorées depuis les prémices des smart cities.

Aujourd’hui de nombreux exemples prouvent l’intérêt des innovations technologiques et numériques pour améliorer le quotidien des usagers (mobilier urbain connecté accessible à tous, smart buildings, nouveaux services de gestion des déchets…). Ainsi, la maintenance prédictive, qui utilise les données à propos de l’utilisation des diverses installations, permet de réduire certains frais de fonctionnement, d’anticiper les remplacements de matériel, et de mieux appréhender certaines pannes.

De même, l’analyse des données est particulièrement utile pour favoriser une mobilité durable au sein des villes. Les applications sont nombreuses :

  • Surtrac combine des capteurs et une intelligence artificielle pour adapter la signalisation des feux au trafic, en temps réel. Le programme pilote, lancé à Pittsburgh en 2012, a montré que les temps de trajet ont pu être réduits de 25 % et que le temps d’attente aux feux a chuté de 40 %.
  • Thales propose des systèmes de gestion du trafic urbain et de calcul du temps de parcours, quel que soit le mode de transport utilisé. À Strasbourg, par exemple, un Système d’Information et de Régulation Automatique de la Circulation (SIRAC), qui gère également la zone piétonne et les places disponibles dans les parkings, permet d’optimiser les priorités accordées aux véhicules de transport public, d’améliorer le trafic et de réduire les bouchons.

La question de la gestion des ressources (électricité, eau, mais aussi déchets) est également un enjeu fondamental lors d’un projet de smart city. Il existe par exemple des lampadaires connectés qui analysent le mouvement dans la rue en temps réel, afin d’assurer la qualité du service public tout en réalisant des économies d’énergie.

Enfin, l’analyse de l’ensemble de ces données permet d’évaluer la qualité des services rendus, et de mettre en œuvre des changements si besoin.

2/ C’est un risque pour la protection de nos données personnelles

Risque de piratage ou syndrome du Big Brother, dans un contexte de transformation digitale croissante, la question de la protection des données suscite inévitablement le débat. Le cadre juridique autour de cette question est encore en construction, mais nos dirigeants sont conscients de son importance – en témoigne l’entrée en vigueur du RGPD le 25 mai dernier.

En réalité, dans la majorité des cas de projets de smart city, il n’est pas systématiquement question de données personnelles. En effet, nombreuses sont les collectivités à utiliser une intelligence artificielle dite « faible ». Cette dernière est principalement basée sur des données collectées par des capteurs de présence, de mouvement, de température ou de pollution. Aucun risque, donc, de voir ses photos de vacances ou ses codes bancaires piratés et diffusés sur internet.

la visibilité des établissements scolaires, notamment des écoles maternelles et primaires, des équipements urbains adaptés sont mis à disposition des collectivités. Ludique et reconnu comme l’un des équipements les plus efficaces pour la sécurisation des périmètres scolaires, le totem école permet de capter l’attention des usagers de la route. Différents modèles de totem école originaux existent et mêlent couleurs voyantes et formes originales, afin d’optimiser leur visibilité. Qu’ils prennent la forme d’un crayon ou d’une règle, l’objectif reste le même : signaler la présence d’une école et inciter les automobilistes à adapter leur vitesse.

3/ Cela va accentuer la fracture numérique

Selon l’Institut Régional d’Administration, la fracture numérique désigne « la disparité d’accès aux technologies informatiques et notamment Internet ». Ainsi, certains dénoncent les risques d’exclusions, dus à la dématérialisation des services et des démarches administratives. Pour éviter cela, un projet de smart city doit prendre en compte les enjeux propres d’un territoire, et les besoins spécifiques des habitants. Il est donc important de ne pas poser la question du numérique sans avoir, au préalable, réfléchi aux problématiques territoriales, qu’elles soient urbaines ou rurales.

Refuser toute transformation digitale ne semble pas non plus être une solution viable sur le long terme. Il s’agit alors de définir le rôle que peut jouer le numérique pour favoriser l’inclusion et l’épanouissement d’une ville. Pour cela, les moyens doivent être donnés aux citoyens d’être des acteurs de ces villes connectées, en :

  • éduquant à la maitrise des données  
  • expliquant le fonctionnement des outils et des installations
  • sollicitant l’avis et les propositions des habitants 

« L’enjeu pour nos collectivités est de réussir la transition digitale pour un meilleur service à nos concitoyens et une plus grande proximité (…). Les réseaux sociaux, la sphère technologique et ses outils numériques, nous en offrent extraordinairement l’opportunité. », Jean-François Grimaud, Directeur général des Services, Conseil départemental de la Mayenne 

Comment mettre l’innovation au service des citoyens au sein des smart cities ?

Le progrès technique seul ne peut répondre aux enjeux des collectivités. C’est pour cela que, plus que de simples « villes connectées », les smart cities doivent concilier intelligence collective et intelligence artificielle. À travers l’innovation technologique et le renforcement de la participation citoyenne, cette complémentarité doit permettre d’améliorer l’adéquation des projets aux besoins, et de construire un système collaboratif durable. Ainsi, chaque nouveau service pourra être construit en associant institutions publiques, citoyens, entreprises, et spécialistes des nouvelles technologies.

Pour créer une smart city où il fait bon vivre, il faut donc :

  • utiliser le potentiel des nouvelles technologies au service du bien vivre ensemble  
  • faciliter la participation de tous les habitants pour faire grandir l’intelligence collective
  • optimiser les usages de l’ensemble des équipements pour une ville plus économique et plus propre 

D’ailleurs, d’après une étude de la Gazette, seul 1 citoyen sur 10 se déclare réticent aux démarches de smart city !