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La glissière de sécurité recouvre des solutions très différentes selon le site : chantier, voirie, autoroute ou zone d’accueil du public. Ce repère de sélection couvre les types, les exigences de norme et les ordres de prix pour choisir ou remplacer les glissières en connaissance de cause.

Glissière de sécurité : types, normes et prix en béton ou métal

En sécurité routière, le bon choix dépend moins de l’apparence que du niveau de retenue, de la place disponible et du trafic réel. Pour un cadrage général, vous pouvez consulter cette définition de la glissière de sécurité.

Qu’est-ce qu’une glissière de sécurité ?

La glissière de sécurité, appelée aussi rail de sécurité ou garde-fou, s’installe en rive de chaussée, sur terre-plein ou sur ouvrage d’art. Son rôle est de retenir un véhicule déporté, d’ amortir une partie de l’énergie et de réduire les collisions plus graves, notamment face à face sur terre-plein central.

  • Fonction : contenir le véhicule et maintenir une trajectoire compatible avec la zone protégée.
  • Implantation : accotements, terre-plein central, ponts, routes de montagne, bretelles et zones à obstacle latéral proche.
  • Usage temporaire : certaines barrières de sécurité servent aussi à canaliser les piétons sur chantier ou lors d’un événement public.

Le détail à ne pas négliger concerne les poteaux. Sur les sections exposées aux deux-roues, une lisse basse ou un écran complémentaire est à privilégier selon la configuration pour limiter les conséquences d’un impact.

Glissière en métal, béton ou bois : quelles différences ?

Une glissière en métal travaille par déformation. Elle convient bien aux sites où l’on cherche un système réparable, avec une emprise maîtrisée en installation courante. Dans cette famille, les glissières métalliques restent très présentes sur le réseau interurbain grâce à leur souplesse d’emploi et à la disponibilité des pièces en acier.

La glissière en béton fonctionne autrement : elle dévie davantage qu’elle ne se déforme. Sur autoroute, en séparateur ou sur zone très contrainte, les barrières en béton sont retenues pour leur rigidité et leur faible besoin d’entretien. Une fois le gabarit défini, c’est souvent la bonne réponse quand la déflexion latérale doit rester faible.

La glissière en bois répond à une logique différente. Une glissière de sécurité en bois s’intègre mieux dans un environnement paysager ou patrimonial, avec une structure souvent renforcée par une âme métallique pour conserver le niveau de retenue attendu. La différence se joue sur la durabilité, l’exposition à l’humidité et le niveau d’entretien acceptable par la collectivité.

Pour le temporaire léger, les solutions plastiques ont leur place en complément d’un balisage de chantier ou d’une gestion de flux. Métropole Equipements propose à ce titre la barrière sécurité plastique en PE-HD, utile lorsque la manutention rapide prime sur la retenue lourde.

Normes EN 1317 et niveaux de performance à connaître

Côté réglementation, une glissière destinée à la voie publique doit respecter la norme européenne EN 1317. Cette référence s’applique aux dispositifs en métal comme aux systèmes rigides, qu’il s’agisse de glissières traditionnelles, de dispositifs en acier ou d’une solution en béton.

Les classes N1 et N2 visent les usages courants. Les niveaux H1, H2 et H3 montent en exigence pour les poids lourds, les ponts ou les axes à trafic soutenu. En milieu urbain dense, la largeur de fonctionnement W devient déterminante, car elle fixe l’espace nécessaire derrière la barrière au moment de l’impact.

C’est le cas de la barrière de sécurité Vauban, fabriquée en France pour les usages temporaires.

Niveau EN 1317 Type de véhicule ciblé Usage typique
N1 / N2 Véhicules légers Routes secondaires, chantiers
H1 Poids lourds (13 t) Autoroute, échangeur
H2 / H3 Poids lourds (16–30 t) Ponts, routes de montagne à fort trafic
W1 à W4 Faible déflexion Zone contrainte, terre-plein étroit
W5 à W8 Déflexion importante Accotement large, prairie

Prix et critères pour choisir sa glissière de sécurité

Le type de glissière de sécurité à retenir dépend d’abord du trafic, de l’obstacle à protéger, de la place disponible derrière le dispositif et de la durée d’usage. Le bon réflexe ici consiste à partir du risque réel : talus, pile d’ouvrage, fossé, séparateur ou simple besoin de maintien de la circulation routière pendant les travaux. Pour couvrir une tranchée ou une fouille, on ne parle d’ailleurs pas de la même famille de produit : les plaques de chaussée répondent à un besoin ponctuel de franchissement.

Sur ce point, Métropole Equipements référence des solutions acier ou composite antidérapant pour maintenir le passage en phase chantier, avec un tarif annoncé à partir de 208,89 € HT pour le trafic piétonnier. La gamme complète est disponible sur la page plaques de sécurité.

Les barrières galvanisées de 15 kg en 2000 × 1090 mm et les modèles PE-HD stabilisés UV de 14,5 kg en 2000 × 1030 mm se distinguent par leur comportement à l’usage. L’acier tient mieux dans le temps, surtout avec des manipulations répétées et des stockages extérieurs. À l’inverse, le PE-HD facilite la pose et la reprise quotidienne.

Le remplacement d’une glissière endommagée s’impose dès lors qu’un choc a déformé la lisse, arraché les ancrages ou affaibli les supports, car les accidents suivants peuvent produire des effets très différents d’un essai normalisé. Métropole Equipements accompagne ce type de besoin avec une livraison annoncée sous 1 à 2 semaines selon les références.

Foire aux questions

Quelle est la différence entre une glissière en métal et une barrière en béton ?

La différence tient d’abord au comportement au choc. Une glissière en métal, le plus souvent en acier, se déforme pour absorber une partie de l’énergie et limiter les effets de l’impact. En installation courante, elle s’adapte bien aux tracés d’ autoroute comme aux voiries plus contraintes, avec un coût d’achat généralement plus bas.

À l’inverse, les barrières en béton fonctionnent comme un ensemble rigide. Elles bougent peu, demandent moins de réparations après des chocs modérés et présentent un entretien réduit dans la durée. La contrepartie reste un investissement initial plus élevé, souvent proche du double selon les configurations.

Le bon réflexe ici consiste à raisonner sur tout le cycle de vie du dispositif de retenue. Volume de trafic, place disponible, fréquence probable des interventions et stratégie de maintenance font réellement la différence.

Quels types de glissières sont compatibles avec les chantiers et les événements temporaires ?

Pour un usage temporaire, les types de glissières à privilégier selon la configuration sont les barrières en acier galvanisé à chaud et les modèles en PE-HD stabilisé UV. Les deux versions mesurent 2 000 mm de long, pèsent moins de 15 kg et s’assemblent avec des crochets standards. Ce format simplifie la pose et la dépose sur chantier ou lors d’un événement ponctuel.

En milieu urbain dense, leur compatibilité avec le dispositif Vigipirate compte aussi dans le choix. Une fois le gabarit défini, vérifiez le flux piéton, les accès secours et la fréquence de manutention, car ce sont souvent ces points qui conditionnent l’efficacité réelle sur site.

En complément, les plaques de sécurité chaussées permettent de couvrir les tranchées ouvertes. Elles maintiennent la circulation des piétons et des véhicules pendant les travaux, avec des portances de 15 à 90 t selon le module choisi.

Quelle norme s’applique aux glissières de sécurité en France ?

Côté réglementation, la norme européenne EN 1317 constitue la référence pour tout dispositif de retenue routier installé sur la voie publique en France. Elle classe les équipements selon leur niveau de performance, N1, N2, H1, H2, H3, ainsi que leur largeur de fonctionnement, de W1 à W8. Ces niveaux sont établis à partir d’essais de choc en conditions réelles.

La certification NF s’applique au marché français, tandis que le marquage CE répond aux marchés européens. Ces exigences concernent aussi bien les glissières traditionnelles en métal que les solutions en béton. Avant toute pose, vérifiez la cohérence entre la classe de performance, le site à protéger et les contraintes d’exploitation.